Les personnes atteintes d’un trouble de santé mentale sont moins susceptibles de recevoir des soins adéquats pour traiter leur diabète
Une étude réunissant une revue systématique et une méta-analyse, qui est publiée dans The Lancet Psychiatry indique que les personnes atteintes d’un trouble de santé mentale sont moins susceptibles de recevoir des soins adéquats pour traiter leur diabète.
Cette étude a analysé les données recueillies auprès de plus de 5,5 millions de personnes diabétiques dans le cadre de 49 études menées à l’échelle mondiale. Elle révèle que comparativement aux personnes ne présentant pas de trouble de la santé mentale, les personnes ayant reçu un diagnostic de trouble mental étaient moins susceptibles de 20 % de bénéficier d’une surveillance régulière du diabète (qui comprend notamment des analyses sanguines et des examens des yeux, des reins et des pieds). Les personnes atteintes d’un trouble de santé mentale étaient également moins susceptibles de recevoir une thérapie par agonistes du GLP-1, un élément important du traitement du diabète depuis quelques années
« Nous savons depuis longtemps que les personnes ayant un trouble de santé mentale sont plus susceptibles de mourir des suites d’un trouble cardiométabolique, comme le diabète ou une maladie cardiaque, mais nous ne comprenions pas pleinement pourquoi. Cette étude indique que la moindre qualité des soins du diabète prodigués à ces personnes pourrait être en cause », affirme le Dr Marco Solmi.
« Nous savons depuis longtemps que les personnes ayant un trouble de santé mentale sont plus susceptibles de mourir des suites d’un trouble cardiométabolique, comme le diabète ou une maladie cardiaque, mais nous ne comprenions pas pleinement pourquoi. Cette étude indique que la moindre qualité des soins du diabète prodigués à ces personnes pourrait être en cause », affirme l’auteur principal, le Dr Marco Solmi, qui est chercheur clinicien et psychiatre à L’Hôpital d’Ottawa, directeur du Département de santé mentale de l’Université d’Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche clinique en santé mentale fondée sur des données probantes. « Maintenant que nous savons que c’est un problème, nous pouvons trouver des façons de nous y attaquer afin d’améliorer les soins. »
Selon les estimations, le diabète touche 11 % des adultes du monde entier. Les personnes ayant un trouble de santé mentale sont plus souvent touchées par cette maladie.
Cette revue systématique a été réalisée par l’entremise du réseau PAN-Health du European College of Neuropsychopharmacology. Le Dr Solmi préside le réseau.
Auteurs :
Wagner E, Højlund M, Fiedorowicz JG, Nielsen RE, Østergaard SD, Høye A, Heiberg IH, Poddighe L, Delogu M, Holt RIG, Correll CU, Cortese S, Carvalho AF, Boyer L, Dragioti E, Du Rietz E, Firth J, Fusar-Poli P, Hartman CA, Larsson H, De Giorgi R, Lehto K, Lindgren P, Manchia M, Nordentoft M, Skonieczna-Żydecka K, Veroniki AA, Marx W, Campana M, Mortazavi M, Hasan A, Stubbs B, Taipale H, Vancampfort D, Vieta E, Solmi M; ECNP PAN-Health Group
Financement :
National Health and Medical Research Council, Ministry of University and Research, National Institute for Health and Care Research du Royaume-Uni.
En savoir plus :
L’Hôpital d’Ottawa est un centre universitaire de pointe dans le domaine de la recherche et de la santé et un hôpital d’enseignement fièrement affilié à l’Université d’Ottawa et soutenu par la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa.