Pleins feux sur un nouveau scientifique : L’immunologue Laszlo Radvanyi, Ph. D. suit sa curiosité pour révolutionner la recherche sur le cancer
Le parcours de Laszlo Radvanyi, Ph. D. pour devenir un chercheur de premier plan dans le domaine de la recherche sur le cancer a commencé par la curiosité et une volonté de plonger dans l’inconnu.
Aujourd’hui, en tant que scientifique principal du Programme de recherche sur le cancer de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, M. Radvanyi continue d’innover dans sa quête de moyens novateurs pour traiter, diagnostiquer et prévenir les cancers.
Formé d’abord à la botanique et à la biochimie, M. Radvanyi a trouvé sa véritable vocation dans l’immunologie pendant ses études de doctorat, lorsqu’il a fait la transition aux sciences biomédicales, ce qui représentait un grand changement, étant donné qu’il n’avait jamais suivi de cours d’immunologie. « Je suis un immunologue autodidacte », dit-il, se souvenant des longues heures passées dans les laboratoires d’immunologie cellulaire, à dévorer des manuels, à assister à des séminaires et à parler avec des collègues, jusqu’à ce qu’il connaisse le domaine comme le fond de sa poche. « L’immunologie est une science tellement complexe et multidimensionnelle, ajoute-t-il. J’adore les problèmes complexes. »
Cet appétit pour la complexité l’a rapidement conduit à se poser les questions qui ont orienté sa carrière : Pourquoi le système immunitaire baisse-t-il si souvent les bras en présence d’un cancer, et comment pouvons-nous l’encourager, en toute sécurité, à continuer à se battre?
Les réponses sont venues au cours d’un long parcours ponctué de découvertes et d’opportunités. En tant que membre de la faculté du centre de cancérologie MD Anderson Cancer Center de l’Université du Texas, M. Radvanyi a contribué à la mise en place d’un programme de thérapie par lymphocytes infiltrant les tumeurs pour les patients atteints de mélanome métastatique, étudiant comment rendre le système immunitaire plus fort et plus résistant. Il a commencé à voir le lien entre l’immunothérapie et les parties non codantes de notre génome (également appelées « génome obscur »), qui ont souvent été considérées comme inutilisables. Il s’agit notamment de rétrovirus endogènes, des séquences virales intégrées à notre ADN qui ont infecté nos ancêtres et qui existent encore dans notre organisme aujourd’hui.
« Il existe une énorme possibilité d’exploiter le génome obscur comme nouvelle source d’immunothérapie spécifique aux antigènes pour le cancer et au‑delà », déclare le Dr Laszlo Radvanyi.
M. Radvanyi s’est posé la question suivante : Ces rétrovirus endogènes pourraient-ils être réactivés chez les personnes atteintes de cancer et produire des protéines que le système immunitaire reconnaît comme étrangères? « Il existe une énorme possibilité de les utiliser comme nouvelle source d’immunothérapie spécifique aux antigènes pour le cancer, mais pour d’autres choses aussi », déclare-t-il.
Et tout cela ne représente qu’une partie de l’objectif de son laboratoire. Son équipe travaille également à l’amélioration du dépistage précoce du cancer et à la compréhension du processus d’apparition du cancer. En détectant les signaux des rétrovirus endogènes dans les analyses de sang et en déterminant si ces anciennes séquences virales contribuent à causer le cancer ou en sont simplement un sous-produit, il espère détecter les cancers plus tôt, surveiller les récidives et, en fin de compte, empêcher la formation de tumeurs en ciblant l’activation précoce de ces éléments à l’aide de nouvelles immunothérapies.
M. Radvanyi est un scientifique dont l’esprit rebelle et novateur a marqué le domaine universitaire, la biotechnologie et l’innovation clinique et dont l’expertise lui permet de faire des découvertes qui ont un impact concret sur le monde réel. Ayant déjà été président et directeur scientifique de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer (IORC) et ayant dirigé Iovance Biotherapeutics en tant que directeur scientifique fondateur, il a un point de vue unique sur la science et connaît la rapidité avec laquelle la recherche biomédicale peut évoluer et progresser : « Ce qu’on juge comme étant moins important aujourd’hui peut être extrêmement important demain », dit-il, une philosophie qu’il gardera à l’esprit dans son nouveau rôle à l’Institut de recherche, alors qu’il consolidera davantage le rôle de L’Hôpital d’Ottawa comme chef de file mondial de la recherche sur le cancer.
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L’Hôpital d’Ottawa est un centre universitaire de pointe dans le domaine de la recherche et de la santé et un hôpital d’enseignement fièrement affilié à l’Université d’Ottawa et soutenu par la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa.