5,7 M$ pour cultiver des modèles d’organes et développer des traitements pour les troubles cérébraux et neuromusculaires

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Une équipe de chercheurs de L’Hôpital d’Ottawa, de l’Université d’Ottawa et de l’Université de Toronto s’est vu attribuer une subvention de 5,7 millions de dollars de la Fondation canadienne pour l’innovation pour une infrastructure de recherche de pointe visant à mettre au point de nouveaux traitements pour les troubles cérébraux et neuromusculaires. 


Leur approche novatrice consiste à cultiver en laboratoire des cellules humaines de peau et de sang provenant de dons, à les « reprogrammer » pour en faire de puissantes cellules souches « pluripotentes induites », puis à les transformer en organoïdes, des modèles tridimensionnels de tissus humains. Ces modèles tissulaires seront utilisés pour étudier le développement de problèmes médicaux tels que les accidents vasculaires cérébraux, les troubles neurodéveloppementaux et la dystrophie musculaire, ainsi que pour découvrir et tester de nouveaux traitements.


L’équipe est dirigée par Pierre Mattar, Ph. D., et Michael Rudnicki, Ph. D., tous deux membres du Programme de médecine régénératrice de L’Hôpital d’Ottawa.


« Les organoïdes représentent une frontière révolutionnaire dans la recherche biomédicale », a déclaré M. Mattar, scientifique principal à L’Hôpital d’Ottawa et professeur à l’Université d’Ottawa. « Notre objectif est d’exploiter tout le potentiel de cette technologie pour créer des modèles plus réalistes de troubles neurologiques et neuromusculaires et mettre au point de nouvelles thérapies. »

Green and red cells growing together in a lab dish

Les organoïdes neuromusculaires comprennent des nerfs (en vert) et des cellules musculaires (en rouge) qui se développent ensemble dans une structure en 3D dans des boîtes de laboratoire. Ces types d’organoïdes peuvent être utilisés pour étudier l’apparition des troubles neurologiques et neuromusculaires et pour mettre au point de nouvelles thérapies. Photo avec l’aimable autorisation de William Batoff, Bill Stanford, Alexa Derksen et Hanns Lochmuller.

Le financement obtenu fait partie d’un récent investissement de 552 millions de dollars de la Fondation canadienne pour l’innovation dans l’infrastructure de recherche dans le but d’accélérer la découverte et la croissance économique au Canada. 


« Ce financement de la Fondation canadienne pour l’innovation nous aidera non seulement à mettre de nouvelles thérapies à la disposition des patients canadiens, mais aussi à soutenir la prochaine génération de scientifiques canadiens et à stimuler la croissance économique et l’emploi », a déclaré M. Rudnicki, scientifique principal et directeur du Centre de recherche sur les cellules souches Sprott à L’Hôpital d’Ottawa, professeur de médecine à l’Université d’Ottawa et directeur scientifique du Réseau de cellules souches.


Les personnes suivantes font aussi partie de l’équipe :  Blair Gage (L’Hôpital d’Ottawa, Université d’Ottawa), Penney Gilbert (Université de Toronto), Mireille Khacho (Université d’Ottawa), Diane Lagace (Université d’Ottawa), Armen Saghatelyan (Université d’Ottawa), Ehsan Habibi (L’Hôpital d’Ottawa, Université d’Ottawa), William Stanford (L’Hôpital d’Ottawa, Université d’Ottawa) et  Jing Wang (L’Hôpital d’Ottawa, Université d’Ottawa).


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L’Hôpital d’Ottawa est un centre universitaire de pointe dans le domaine de la recherche et de la santé et un hôpital d’enseignement fièrement affilié à l’Université d’Ottawa et soutenu par la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa.